Projet Caravane 2013

Présentation
La caravane est un projet itinérant et autogéré, qui propose de mélanger les arts urbains et un mode de vie rural. Il est basé sur une démarche de simplicité volontaire.
mons_velo Pour parvenir à ce but il s’appuie sur quatre axes principaux :
1/ Un mode de déplacement non-motorisé pour une empreinte écologique la plus réduite possible.
2/ Le retour à un mode de vie nomade et temporaire pour être le plus souvent possible dans des endroits ou la température permet de vivre à l’extérieur.
3/ La visite de fermes, de communautés autogérées et de lieux alternatifs dans l’optique d’un échange de savoirs-faire, de partage de luttes ou de création d’utopies.
4/ La création d’actions de sensibilisation sous forme de reportages ou de travail en commun avec d’autres collectifs.

Organisation pratique
Un départ va être programmé en Belgique mi-juillet 2013. L’idée est de s’associer à des cyclistes-marcheurs-voyageurs interressés par la démarche pour effectuer un départ groupé de Belgique pour traverser la France jusqu’aux Cévennes, puis rejoindre l’Espagne et l’Afrique du Nord.

Si vous avez un lieu d’hébergement ou des évenements à nous proposer, n’hésitez-pas à nous contacter.

Contacts pendant la Caravane :
François (vélo) : +32 (2) 498 13 23 10
Blog des cyclobes : caravane.collectifs.net

Thibo (roulotte) : +32 (2) 486 54 59 43
Blog : caravanenomad.blog4ever.com

rejoindre la liste pour être tenu au courant

Télécharger le dossier en cours (pdf)

Article paru dans Imagine

Article de presse de Vers l’Avenir

Caravane 2012

caravane 2012

Itinéraire 2012

Homostibiens

logo_jo-2 Nous félicitons le collectif Homostibiens pour avoir organiser un championnat comico-sportif dans des stations de métro le 1er et 2 mars 2013. Cette compétition avait pour objectif de susciter le débat à travers 5 épreuves symboliques : les contrôles, les portiques, la surveillance, les tarifs et la publicité.
Après une plainte de l’équipe STIB, qui a déclenché une vive polémique médiatique avant la tenue de l’évènement, ces premières olympiades se sont déroulées sous haute surveillance. Aucun incident n’a été à déplorer, puisque tous les participants avaient leurs titres de transport en règle. Le 2e jour, l’équipe STIB a du néanmoins être exclue de la compétition suite un contrôle anti-dopage abusif.

Nous publions en exclusivité le résultat de ces épreuves donné par le comité olympique homostibien:
1. Contrôle-diversion : l’équipe des Déraillés l’emporte.
2. Portiques-marathon : victoire de l’équipe des Lièvres.
3. Surveillance-tir à la corde : victoire de l’équipe des Paparazzis.
4. Tarifs-famille nombreuse : victoire et Record du monde battu par l’équipe des Poussettes.
5. Pub-tir aux fléchettes : bravo à l’équipe des Trépanés.

Epreuve finale, saute-portiques : tous les Usagers l’emportent.
Lanterne rouge : la STIB à qui rendez-vous est donné aux prochaines olympiades.
Un appel est d’ailleurs lancé aux sponsors généreux pour financer cette compétition.

Ecrivez à : homostibien@riseup.net

Reportage complet sur ce blog :
http://surlefil.ulb.ac.be/

Revue de presse
Le soir
La DH

Video

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Soutien aux patatistes et ZADistes le 12 janvier

flyers recto.indd

Les Artivistes vous invitent à une après-midi et soirée de soutien ce samedi 12 janvier. Nous avons mis en place ce moment pour relier et faire convergence entre la lutte de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) en France, et celle contre les OGM chez nous en Belgique, dans laquelle 11 copains sont accusés et mis en procès.

Le procès se tiendra le mardi 15 janvier au palais de justice de Termonde à 8h du matin. Nous souhaitons rejoindre la mobilisation autour d’un slogan en lien avec les luttes paysannes et qui nous semble valoir aussi bien pour Notre-Dames-des-Landes que l’action anti-OGM en Flandre :

« Ne faisons pas le procès des libérateurs de champs ! Faisons le procès de ceux qui détruisent la terre et la vie !

Au plaisir donc de vous accueillir dès 16h avec des ateliers Clowns/théâtre, Sérigraphie, création de banderoles. Ces ateliers seront l’occasion de préparer la mobilisation du 15 janvier à Termonde. Il y aura aussi une bourse aux semences, des projections/discussions.

Table d’hôte Vegan à partir de 19h.
Concerts à partir de 20h.

En soutien à ces deux luttes : Prix Libre!

Adresse : 235 rue des Coteaux à 1030 Schaerbeek (à l’angle de la rue Van Hoorde).
Tram 25 arrêt Coteaux, à 20 minutes de la gare de Bruxelles Nord (plan ici)

Blog ZAD-Bruxelles :zadbxl.noblogs.org

Site de la ZAD : zad.nadir.org

Site du FLM : fieldliberation.wordpress.com

12-01-recto-final flyer-recto-nl

Tous à la ZAD

La ZAD, c’est quoi ?
C’est une Zone d’Aménagement Différé pour le futur aéroport de Nantes (le 2e); pour les occupants c’est une Zone À Défendre. C’est 2000 ha de forêts, bocages, et champs à Notre-Dame-des-Landes, avec une biodiversité très importante qui risque d’être sacrifiée pour construire un aéroport inutile. Sacrifice qui coûtera aussi 560 millions d’euros (sinon plus !) si l’aéroport actuel de Nantes est transferé.

30 ans après le début du projet, il y a encore et toujours une forte résistance de la part des habitants et agriculteurs locaux. Depuis quelques années, la lutte locale s’est étendue (inter)nationalement et les résistants locaux ont été rejoint par des activistes du monde entier. Ces derniers (ré)occupent et (re)construisent les maisons et cabanes détruites par les militaires et CRS.

Pour défendre les intérêts de Vinci, la societé privée qui a empoché le contrat de construction du futur aéroport, qui gère et construit des autoroutes et des parkings, le gouvernement français n’hésite pas en effet à envoyer les forces de l’ordre en nombre.
(voir la vidéo des expulsions du 16 octobre 2012)

Les Artivistes à la ZAD
Nous avons organisé une soirée de soutien le 15 novembre 2012 et nous nous sommes rendus à la manif. de réoccupation du 17/11. Si vous avez des idées d’action (exemple audio ci-dessous) ou que vous voulez participez à la lutte, rendez-vous aux soirées organisées par le comité de soutien ZAD-Bruxelles : zadbxl.noblogs.org
mail : collectif.zad.bxl(a)riseup.net.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Plus d’infos sur les sites internet suivants :
- zad.nadir.org
- acipa.free.fr

Télécharger la carte de la ZAD

Banquet des riches

Jeudi 11 octobre, les Comités Action Europe ont organisé un contre-banquet face au «president’s dinner» ou autrement dit: «le banquet des riches» organisé par «Friends of Europe» sous les auspices du groupe GDF Suez. Un peu plus de 300 manifestants se sont rassemblés devant l’entrée principale du Palais d’Egmont où l’oligarchie européenne se retrouvait autour d’un dîner prestigieux après avoir passé la journée à discuter de l’Europe (sur le thème : comment concilier politiques d’austérité et croissance ?).

Sur place, les militants ont déployé une grande table garnie de pain sec et de casseroles vides symbolisant la misère du peuple. Après une vingtaine de minutes la casserolade et les slogans tel que «vous imposez notre austérité, on en a marre, on va se révolter» ont laissé place à une mise en scène : Davignon, Barroso, Van Rompuy et Jean-Luc Dehaene autour de la table en train de dévorer les acquis sociaux protégés par deux policiers qui après des échanges avec la foule décident de se ranger de son coté. C’est alors que la foule décide de traverser la chaussée avec les tables jusqu’à l’entrée principale du Palais barricadée par la police et décident de se faire entendre : bruits de casseroles, samba, pétards,…

Le rassemblement a ensuite décidé de faire le tour du palais d’Egmont. Après une tentative avortée d’entrer au Cercle de Lorraine à la place Poelaert, les manifestants sont ensuite passés par le rond-point Louise pour finalement atteindre la porte de Namur.

La police qui jusque-là avait toléré la manifestation, a alors décidé d’encercler les manifestants. Près de 150 militants ont été arrêtés sans aucune sommation et conduits aux casernes d’Etterbeek. Ils ont été retenus jusqu’à ce que le banquet se termine.

Vidéo de Zin TV :

Vidéo du collectif Krasny :

Friends of Europe

Les Amis de l’Europe (Friends Of Europe – FOE) sont un lobby déguisé en «Think Tank» basé à Bruxelles, dont l’objectif officiel est de réfléchir sur l’avenir de l’Union Européenne. L’organisation, créée en 1999, s’affirme indépendante tant des institutions européennes que du monde économique et politique. Elle dit vouloir porter des analyses novatrices, indépendantes et impertinentes dans un large réseau de Think Tanks et de médias et se félicite de son influence grandissante sur de jeunes eurocrates.

Son indépendance n’est pourtant pas évidente. En effet, d’une part les membres de son directoire (présidium) sont au centre d’un large réseau de groupes d’influence, de lobbies et en lien avec le monde des affaires. D’autre part, Friends of Europe est financé à 57,1% par le secteur privé. dont 40 des plus grandes et plus puissantes multinationales.
Après une présentation globale, nous analyserons son présidium et son financement. Cette analyse explique notre démarche de protestation autour du dîner qu’ils organisent ce 11 octobre 2012.

Les Friends of Europe

Les «Amis de l’Europe» ont 34 «événements» à leur actif en 2011 et déjà une vingtaine en 2012. Leurs événements très «select» réunissent l’élite politique, financière et administrative européenne. S’y retrouvent aussi des journalistes ou représentants de médias favorables aux orientations de Friends of Europe. Leurs activités vont du débat détendu aux colloques et dîners plus formels. Par exemple, les «cafés crossfires» sont des cafés débats avec 3 ou 4 intervenants, visant à faire se rencontrer la future élite européenne, et des sommités européennes actuelles tout en leur « communiquant » leur vision…
Ils organisent aussi des débats de très haut niveau tel le «State of Europe» (ou «European Policy Summit»), qui se clôt par le President’s Dinner. Ce sommet réunit une fois par an le gratin économico-politique européen (voir occidental) autour des grandes questions et défis européens du moment. En 2008, l’événement, sponsorisé par Microsoft et Veolia traitait de «L’Etat de l’Europe : créer un sentiment de société». Dans presque chaque atelier, on retrouve aux cotés des membres de la Commission Européenne, des représentants des deux sponsors de l’événement. En 2009, le thème «transformer les crises globales en créativité» est toujours sponsorisé par Microsoft et Veolia, ainsi que par Weber Shandwick, une société de relations publiques, des «lobbyistes à louer» .
Dans les panels, les modérateurs sont des journalistes du Financial Times et de CNN. En 2009, on retrouve le président de Vodafone et le vice-président de NYSE Euronext,(groupe mondial d’entreprises de marchés financiers) aux cotés de Herman Van Rompuy (entre autres), pour une discussion sur le thème « des questions difficiles pour l’UE». Le «policy summit» est suivi d’un dîner réservé à un public trié sur le volet . L’année dernière, il était sponsorisé par NYSE Euronext, GDF Suez, et la Polish Oil and Gas Company et Toyota.

Les membres :

Son présidium compte 15 membres : politiciens de haut niveau, fonctionnaires européens et agents des institutions économiques internationales. Tous ou presque ont des liens avec le monde économique, industriel et/ou financier. A titre d’exemples:

Son Président est le Vicomte Étienne Davignon. Il a commencé sa carrière aux Affaires Étrangères belges, où il a été au centre des manœuvres belges entourant l’indépendance du Congo et la «mise à l’écart» du leader indépendantiste Patrice Lumumba (assassiné par les services secrets belges et américains). Il a notamment soutenu la sécession du Katanga, riche province minière de l’Est du Congo. Il a d’ailleurs joué un rôle important au sein de l’Union Minière du Haut Katanga, rebaptisée Umicore (où on retrouve aussi Jean-Luc Dehaene, également membre des FOE), une des plus grandes multinationales minières du monde. Étienne Davignon s’est trouvé au centre de la construction européenne à partir de 1969. Il a été commissaire au marché intérieur et des affaires industrielles ainsi que vice-président de la commission européenne (1981-1985). C’est lui qui pilotera le plan Davignon, qui organise la liquidation de la sidérurgie européenne (arrêt des aides publiques, réduction des capacités de production, disparition de 250 000 emplois,…). Grand défenseur d’une Europe «favorable aux affaires», il fera tout pour mettre celle-ci à la disposition des grandes fortunes et entreprises. Il considère que les industriels et les financiers doivent façonner la construction européenne. Il participe ainsi à la création de la Table Ronde Européenne des industriels (ERT), un groupe rassemblant les 40 plus grands chefs d’entreprises européens, qui influence encore aujourd’hui fortement la Commission. Il en recrutera les premiers membres et assistera aux premières réunions du groupe au sein même des bâtiments de la commission. Ce groupe sera notamment à l’origine de l’Acte Unique européen qui prépare la création du marché unique et du traité de Maastricht. Après deux mandats à la Commission, il quitte le monde administratif pour rejoindre le monde des affaires. Il entre à la Société Générale en 1985. Il en devient président en 1988. Il restera très actif au niveau de la Commission. En 2001, la Société générale est rachetée par la société Suez. Davignon devient alors vice-président du groupe Français jusqu’à ce que celle-ci rachète l’entreprise sidérurgique Tractebel en 2003. Il poursuit ainsi sa contribution au démantèlement de la sidérurgie belge. Il pilote la faillite de la Sabena et est aujourd’hui président du conseil d’administration de la SN-holding, qui possède SN-Brussels Airlines. Longtemps vice-président du conseil d’administration de Fortis Banque, il sera au centre de la quasi faillite de la banque et de son «sauvetage» par l’argent public. Il siège aussi dans les conseils d’administration de multiples multinationales (Fiat, Suez, Solvay, Petrofina, BASF, …) Très proche de Louis Michel et de Van Rompuy, Etienne Davignon présentera d’ailleurs ce dernier au groupe Bildeberg, qu’il préside depuis 1999. Ce groupe rassemble une fois par an les riches et les puissants qui veulent influencer l’alliance transatlantique entre les Etats-Unis et l’Europe ainsi que les évolutions politiques dans ces deux entités. Selon Davignon lui-même: «ce sont des gens qui ont de l’influence qui parlent à des gens qui ont de l’influence». Dans la même interview à la BBC (http://news.bbc.co.uk/2/hi/4290944.stm), le Vicomte affirme que le groupe ne conteste pas le droit des leaders démocratiques de diriger mais que le monde des affaires influence lui aussi la société. L’argent donne donc au moins autant de droits que la voix du peuple… Il porte cette vision dans de nombreux lobbies, tels que la Commission Trilatérale, le Centre for European Policy Studies, ou le très libéral Itinera Institute… et bien sûr les Friends of Europe.

Le Secrétaire-Général des FOE est Gilles Merritt. C’est lui qui dirige au quotidien le Think Tank. Il commence sa carrière comme journaliste au Financial Times pour passer en suite au International Herald tribune. Spécialisé dans les affaires européennes depuis la fin des années 70, il a été nommé parmi les 30 personnes les plus influentes dans les affaires européennes par le Financial Times .Dans les années 90, il dirigeait « l’institut de recherche Philip Morris sur les politiques publiques ». Récemment, il a mis sur pied le « New Defense Agenda» (aujourd’hui Security & Defense Agenda) un lobby de l’industrie des armements . Ainsi, il propose aux industriels de l’armement des conférences «sur un sujet de leur choix» pour 25.000€ et pour 30.000€ « des réflexions taillées sur mesure »… Il édite par ailleurs la revue des Friends of Europe, «Europe World», qui «offre une plate-forme à plus de 50 Think Tanks européens» avec un lectorat de plus de 180.000 leaders politiques, économiques et de faiseurs d’opinions. En 2008, il a pu résister aux pressions du Commissaire européen chargé des Affaires administratives, de l’Audit et de la Lutte antifraude, Siim Kallas , qui voulait qu’il inscrive Friends of Europe au registre de lobbyistes et déclare les revenus et dépenses. Giles Merritt semble être intouchable. On retrouve d’ailleurs Monsieur Merritt à des conférences à l’OTAN ou à des événements avec Lockheed Martin (constructeur aéronautique civil et militaire). Ce professionnel de la vente d’influence pour le monde des affaires est un des membres fondateurs des Amis de l’Europe.

Un autre membre du présidium est le premier ministre italien (non élu), Mario Monti. Il s’agit d’un ancien conseiller international de la toute puissante banque Goldman Sachs et de Coca-Cola. Il est aujourd’hui l’artisan d’un plan d’austérité brutal en Italie. Il met en œuvre une réforme du marché du travail qui vise à rendre «plus facile pour les entreprises italiennes de licencier des travailleurs dans l’espoir qu’elles engagent plus facilement». Monti a une longue carrière européenne derrière lui. En effet, après une carrière académique, il est nommé par Silvio Berlusconi à la Commission Santer (qui prépare le traité de Nice et l’introduction de l’Euro). Il deviendra ensuite Commissaire européen au marché intérieur jusqu’en 2004. Monti est souvent mis en avant comme un exemple de «la politique de la porte tournante» de Goldman Sachs, qui consiste à placer des anciens cadres de la firme à des postes administratifs ou politiques importants. Mario Monti est aussi membre de la Commission Trilatérale (Lobby fondé par le groupe Bildeberg pour construire une alliance mondialiste sur trois continents, l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie-Pacifique), il a été membre du conseil supérieur européen de l’agence de Notations Moody’s et est encore un membre important du Bildeberg Group.

On retrouve aussi l’actuel Commissaire Européen au marché intérieur et aux services, Michel Barnier, un autre habitué des lobbies et Think Tanks. En 2003, il fonde le club politique Nouvelle République, un Think Tank lié à l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) qui vise à «ouvrir le débat français aux idées européennes». Michel Barnier est un ancien membre de la section française de l’Aspen Institute, réseau international de décideurs politiques et économiques ainsi que d’académiciens largement subventionné par l’industrie et présidé par Michel Preberau, le président du conseil d’administration de BNP Paribas. Il a participé à la fondation du Think Tank politique «Dialogue et Initiative», un Think Tank toujours proche de l’UMP, très actif dans la campagne autour du traité constitutionnel européen en France. Après le referendum défavorable au traité, il rejoint l’ACED (Advanced Comittee for European Democracy) dont il est membre depuis 2006. Ce comité est financé par Robert Bosch, actionnaire principal d’un des leaders mondiaux de l’équipement automobile. Il a aussi participé au conseil d’administration de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Cet autre Think Tank rassemble notamment des membres dirigeants de LVHM ou AREVA. On le retrouve aussi à une conférence du groupe Bildeberg en 2006. En février de la même année, il devient vice-président du groupe Institut Mérieux (à l’époque Mérieux Alliance), un holding qui regroupe des sociétés du secteur des biotechnologies. Il quittera ce poste à son entrée dans le gouvernement français en 2007. Elu au parlement européen en 2009, il devient Commissaire européen au marché intérieur et aux services.

Citons encore Pascal Lamy, le directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (depuis 2005). Promoteur du cycle de Doha, un cycle de négociations qui cherche à imposer encore un peu plus de libre échange notamment dans l’agriculture (et un accord sur les droits de propriété intellectuelle),mais qui bute sur la résistance des pays en voie de développement qui refusent de se soumettre. Pourtant, M. Lamy ne désarme pas. Il est aussi un grand habitué des lobbies et Think Tanks. Faire la liste des groupes d’influence dont il fait partie serait long et fastidieux. En voici quelques uns «Le Siècle» dont Pascal Lamy a été trésorier. Ce groupe cherche à réunir dans un cercle toute «l’élite» politique, administrative et économique française. Son exclusivité en fait un groupe quasi-sectaire où journalistes, politiciens, chefs d’entreprises et tout qui possède du pouvoir dans la société française se réunissent à l’abri des regards. On le retrouve aussi dans le groupe IRIS (voir Michel Barnier) ou dans le conseil d’orientation “En temps réel”, un Think Tank dans lequel se retrouvent essentiellement des personnalités du monde de l’édition. Il est aussi un adepte régulier du Groupe Bildeberg. Cet ancien «socialiste» a aussi été un des architectes de la privatisation du Crédit Lyonnais dont il a été le directeur général jusqu’en 1999. Il a aussi travaillé pour le MEDEF (FEB française) où il a présidé la commission prospective.

On pourrait encore ajouter le baron Daniel Janssens qui est président honoraire de l’entreprise Solvay et vice président du géant pharmaceutique UCB ou le français Jean-Pierre Jouvet, président de l’autorité des marchés financiers. Mais arrêtons ici les présentations: le profil des membres du présidium semble clair. En effet, chacun des membres du présidium analysé est en même temps un décideur européen important, un membre de plusieurs lobbies ou Think Tanks et est en général lié au monde des affaires. Ce n’est donc pas pour rien que l’on dit des Friends of Europe qu’il s’agit d’un Think Tank d’élite, on est bien au centre d’un «réseau de réseaux» d’influence très important, à l’intersection des mondes politique et économique. Un rapide coup d’œil sur le financement du lobby devrait finir de convaincre les plus sceptiques.

L’origine de l’argent

«On ne mord pas la main qui nous nourrit». C’est un précepte assez simple et qui permet de regarder d’un peu plus près la déclaration d’indépendance des Friends of Europe. Il faut commencer par dire que ce groupe de pression des plus influents est plus que récalcitrant à toute forme de transparence. Giles Merritt refuse d’ailleurs que l’on qualifie FOE de lobby. «En tant que Think Tank, dit-il, nous sommes tout autre chose».

Permettez-nous d’en douter.

En effet, pour adhérer au Think Tank il existe plusieurs possibilités. La première est un membership classique dont le prix varie de 500€ par an pour les ONG (qui sont utilisées comme faire-valoir, tel que le WWF) à 2050 € l’an pour des entreprises. Celles ci peuvent aussi souscrire à un accès VIP pour 6500€ par an et pour 9500 € (hors TVA), on peut devenir membre du réseau présidentiel.

Mais pourquoi diable une entreprise paierait-elle 6500€ par an pour adhérer à un groupe de réflexion innovant, indépendant et surtout impertinent ? La réponse réside dans l’acronyme VIP qui ne doit pas être compris comme «Very Important Person» mais comme Visibilité-Impact-Plateforme. En effet, c’est exactement ce que les Think Tanks et en particulier Friends of Europe vendent à leurs clients. Les membres VIP (ou du réseau présidentiel) bénéficient d’invitations à des rendez-vous plus exclusifs, ainsi que d’un taux de sponsoring réduit pour les événements spécifiques.

Sponsoring ? Les événements des FOE sont financés par des «partenaires». Ceux-ci reçoivent en échange de leurs généreuses contributions, une visibilité dans la communication autour de l’événement (de l’invitation au rapport final des discussions), mais surtout d’une « opportunité de s’exprimer au cours de l’événement sponsorisé ». Les FOE se défendent bien sûr de toute influence de ces financements sur leurs conclusions.

Les Friends of Europe refusent de se soumettre au programme de transparence volontaire mis en place pour les lobbies par la Commission européenne. Ils sont toutefois obligés de soumettre un minimum d’informations sur leur financement. Leur revenu annuel s’élève à 2.22.7121 €. Leur obligation légale est de détailler l’origine de ces ressources. Le graphique ci-dessous montre que la très grande majorité des « subsides » de Friends of Europe viennent du secteur économique (57%). Dans les 40 membres VIP on retrouve les plus grandes multinationales 12 : ExxonMobil, British Petroleum, British Telecom, Cargill, Coca Cola, Microsoft, Shell, Sanofi, Total, Toyota, Véolia,… de l’industrie pétrolière aux biotechnologies en passant par le secteur automobile, les télécommunications et l’industrie pharmaceutique tous les secteurs sont représentés par des géants qui pèsent des milliards de dollars. Il faut reconnaître qu’on retrouve perdu au milieu de tout cela le WWF. Une ONG qui est par ailleurs financé par la multinationale norvégienne Statoil qui lui fournit un tiers de son budget et qui a développé des partenariats avec des multinationales sur les agro-carburants et d’autres sujets.

Les institutions internationales représentent la deuxième source de revenus de l’organisation (22%). En 2009, la moitié de cette somme provenait de la Commission Européenne, précisément l’institution que le lobby cherche à influencer. La commission Européenne est financée à 70% par l’argent que lui versent les Etats membres de l’Union. Ils lui reversent un montant égal à 1,24% du revenu national brut européen. Soit 92,7 milliards d’euros payés par les contribuables européens. On est en droit de se demander quelle est l’utilité publique de financer un lobby pro-business.

Si on additionne la partie de leur budget issue du secteur privé et celle qui provient d’institutions que les Friends of Europe cherchent à influencer, on obtient 79% de leurs recettes. Les rapports de force sont clairs.

En conclusion

Il ne s’agit pas d’un complot du «big business» mais de dénoncer une collusion d’intérêts entre nos «représentants» et ceux qui représentent des intérêts financiers et industriels importants.

Confronté à une crise économique d’une violence rare, nos dirigeants, souvent sous l’impulsion de l’Union Européenne, semblent incapables de produire des politiques économiques protégeant la population de ces conséquences. Au contraire l’austérité aggrave les conséquences de cette crise en particulier pour les travailleurs et les plus démunis. Pendant ce temps, les entreprises qui soutiennent les Friends of Europe, elles continuent à faire des profits, grâce notamment à des salaires en chute libre partout en Europe et à des systèmes fiscaux plus qu’avantageux.

L’exposé montre combien l’influence sur les décideurs, en particuliers européens, vaut cher pour ces entreprises. Les Friends of Europe sont clairement au centre d’un réseau de lobbies et de Think Tanks qui considèrent que cette influence est utile et surtout lucrative. La collusion organisée ainsi entre monde des affaires et monde politique est au centre de ce qu’on appelle pudiquement le «déficit démocratique de notre société» et qui est particulièrement développé au niveau des institutions européennes.
Le «President’s Dinner» qui aura lieu au palais d’Egmont ce 11 octobre 2012, c’est tout cela, concentré en une soirée. Les entreprises membres de FOE envoient leurs cadres et leurs lobbyistes boire du champagne et manger des petits toasts avec les dirigeants européens. Ils discutent de l’avenir de l’Europe, c’est-à-dire de l’austérité si on les laisse faire, en se vautrant dans un faste et une richesse dignes d’un autre temps.
Les dirigeants européens fréquentent les élites économiques dans nombreux événements annuels , tels Business Europe ou le European Business Summit, pour lesquels la moitié de la Commission Européenne se déplace. Par contre, on ne constate jamais une telle affluence quand il s’agit pour eux de discuter avec les syndicats, les associations de consommateurs ou des associations environnementales…Cet évènement comme d’autres du même genre, reflète le formidable mépris qui les anime pour les populations européennes lesquelles, face à l’austérité, peinent un peu plus tous les jours à nouer les deux bouts. Du point de vue des peuples de l’Europe du Sud qui souffrent sous la botte de la Troïka, c’est une véritable insulte. Et pourtant ce sont les mêmes personnes qui diront et écriront (sous l’influence de leurs généreux donateurs) que «tout le monde doit faire un effort».

Nous n’acceptons pas cette Europe-là, à la solde des multinationales et du monde de la finance. C’est l’Europe des peuples qu’il faut construire, celle des gens qui n’ont que leur travail pour vivre, ou n’en ont pas et dépendent d’allocations de misère pour survivre, et construire ensemble un futur pour nos enfants. Pas l’Europe de l’argent et des technocrates, qui de dîners en conférences, décident de l’austérité pour les autres.

Source : www.comitesactioneurope.net

Mr Lobby et son politichien

Les artivistes «se lâchent» sur Arte Belgique (RTBF), dans le cadre d’une émission sur le surréalisme et l’artivisme.

Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.

Petit résumé de l’émission :

L’artivisme (de art et activisme) est de plus en plus en vogue. Il ne se réclame pas du surréalisme, mais plutôt comme héritier de Dada ; des situationnistes (autour de 68), avec un Belge célèbre, Raoul Vaneigem, auteur du «Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations»; et du mouvement Punk (Londres, années 75 à 77).

Les artivistes prônent un art de l’action (et non de la représentation) qui s’appuie sur le détournement, le protestataire poétique, la pantalonade et l’utopie… Ils veulent enchanter la vie quotidienne et réfutent toute séparation entre art et vie, et voient la ville et l’espace public comme champs d’intervention privilégiés. Ils se coulent souvent dans des mouvements sociaux et contestataires, alter-mondialistes ou indignés…

Si vous voulez voir l’émission du 6 juin dans son entiereté, suivez ce lien :
www.arte-belgique.be/index.php/quai-des-belges/52-quai-des-belges-le-desordre-alphabetique

Dites 33

Ce jeudi 24 mai, les artivistes ont participé à l’action «dites 33». Cette action visait à dénoncer les societés belges qui échappent à l’impôt.

Le collectif « Dites 33! » s’est invité à l’assemblée générale de Delhaize et a bloqué l’accès au bâtiment. L’action avait pour objectif d’inciter le conseil d’administration du groupe, par le biais de ses actionnaires, à payer le taux normal de 33,99 % prévu par la législation belge.

Tandis que quelques artivistes s’étaient infiltrés dans le service de sécurité, d’autres jouaient les faux-actionnaires. Ils ont semé une joyeuse confusion et tenté de convaincre les authentiques actionnaires de voter une résolution de vote.

Plusieurs saynetes avaient été imaginées avec les masques de Di Rupo et de Reynders, pendant que le lion faisait sa petite danse du soir avant de mourir…

Le collectif a aussi animé son intervention d’annonces micro du type:  «L’État social fermera ses portes dans un quart d’heure», «Le petit Didier doit remettre l’argent dans la caisse de la Sécu», «Bruno Colmant est appelé dans la réserve du magasin pour un montage fiscal»…

Sous une banderole proclamant «Ici, on ne paie pas d’impôt», les manifestants exposaient les logos des principales sociétés belges qui «échappent à l’impôt».

Plus d’infos sur le site : www.dites33.be

Zinneke désordre


A l’occasion de la Zinneke Parade qui eut lieu le 19 mai 2012, des Artivistes ont répondu à l’appel du Collectif «Touché-Coulé» qui a proposé un jeu de stratégie dans l’espace public, en mettant des kits d’intervention urbaine à disposition des participants.

Des objets permettant de créer un rapport ludique et créatif avec l’environnement urbain, et permettant de modifier et donc de questionner l’espace public en ville.

Des panneaux publicitaires ont ainsi été recouvert par des tableaux noirs avec des craies à disposition des passants. Dans le même temps, des «encubages» de statues avaient lieu un peu partout dans le centre envahi par les touristes. Et pour finir, certains portiques de la STIB ont été inaugurés de façon originale.

De ces péripéties enivrantes nous avons retenu :
Que quand la fête se déverse dans la ville, alors tout est possible. La carte devient floue, le moment est propice.

Que le tourisme est peut-être, bien plus que la police ou l’administration, une des forces de rationalisation les plus grandes qui soient. La ville est alors un spectacle de carte postale qui ne supporte plus les surprises.

Qu’un encubage de statue peut être perçu comme un hommage ou comme un affront. Du côté des affronts, la Maison Royale : «Désencubez le roi, illico-presto !» … et nous obtempérons vite-vite.

Bref, que chacun porte son cube en soi !

Le Collectif Artivist remercie le Collectif «Touché Coulé» pour nous avoir permis de rebondir si joyeusement sur la proposition… et tous les passants qui ont bien voulu jouer avec nous.

Plus d’infos sur le blog de Touché-coulé